Après Leclerc, Auchan et Système U, c’est au tour des enseignes Cora, Intermaché et Carrefour d’être incriminées pour avoir commercialisé des lots de lait infantile contaminés, qui auraient dû être retirés des rayons dès le rappel du 21 décembre 2017.  

Leclerc

Magasin Leclerc / Crédit Photo : CC

L’enseigne Leclerc a été le premier groupe de grande distribution à reconnaitre dès mardi 9 janvier, avoir vendu dans ses magasins (sans localiser les lieux de ventes) des produits infantiles, et ce, malgré une contamination à la salmonelle et bien après le rappel du 21 décembre.

Le PDG de l’enseigne, Michel-Edouard Leclerc s’est expliqué en évoquant une « défaillance inadmissible ». Plus tard, dans un communiqué de presse le groupe français a reconnu que malgré le rappel, « 984 produits ont été vendus dans plusieurs magasins ».

Auchan

Magasin Auchan / Crédit Photo : CC

À son tour, mercredi 10 janvier l’enseigne Auchan a annoncé avoir vendu elle aussi pas moins de 52 boîtes de lait infantile Lactalis. 

Elle s’est exprimée elle aussi dans un communiqué, dénonçant un manque de vigilance de leurs équipes. « Malgré le retrait effectif de 36.000 produits, 52 produits supplémentaires ont échappé à la vigilance de nos équipes et ont été vendus après la date du rappel », écrit le distributeur, qui s’est excusé, dans ce même communiqué, de cette énorme erreur auprès de ses clients.

Système U

Magasin Super U/ Crédit Photo : CC

Comme on dit, jamais deux sans trois et après Auchan, c’est le groupe de distribution Système U qui est passé aux aveux. « Il s’avère que 384 boîtes de lait ont échappé à cette procédure de rappel mise en œuvre dès le 21 décembre et ont été vendues dans les jours qui ont suivi », peut-on lire dans un communiqué du distributeur, qui pour minimiser les dégâts a « instantanément procédé à l’appel des clients identifiés ».

Cora

Magasin Cora / Crédit Photo : CC

La liste s’est prolongée durant la soirée du 10 janvier avec Cora qui a admis avoir vendu 72 produits Lactalis bien après la date de retrait. Une responsable de centrale d’achat a confié à la chaine LCI que certains articles avaient « effectivement été vendus ». Avant d’ajouter que pour identifier le dysfonctionnement « une enquête interne » était en cours.

Toujours selon ses informations, elle a affirmé qu’un magasin Cora n’était pas totalement débarrassé des boites de lait contaminées, ce mercredi 10 janvier encore. En effet à cette date, des boites de Milumel (marque de lait qui contient la gamme Lactalis) étaient toujours en vente et donc susceptibles d’etre achetées dans un magasin situé en banlieue parisienne.

Intermarché

Magasin Intérmarché / Crédit Photo : CC

Interrogée sur franceinfo, une cliente a accusé Intermarché de toujours vendre du lait contaminé. L’enseigne a tout de suite réagit et annoncé mercredi 10 janvier au soir, avoir « définitivement arrêté » la vente des laits dangereux. Thierry Cotillard, président du conseil d’administration d’Intermarché, a dépêché une enquête interne tout en dénonçant une gestion de la crise qu’il juge « chaotique ». Cependant, aucun nombre de boites potentiellement vendues n’a été révélé, le groupe doit encore « s’assurer qu’aucun produit n’a été vendu ».

Carrefour

Magasin Carrefour / Crédit Photo : CC

Carrefour dernier (pour le moment) sur cette longue liste a lui aussi fait aveux, mercredi 10 janvier au soir, d’une centaine de ventes de produits infantiles Lactalis. « 434 produits ont été vendus après le rappel », lit-on sur un communiqué du groupe.

Toujours selon ce même communiqué, « Dès que Carrefour a été alerté par son fournisseur Lactalis, l’enseigne a aussitôt procédé au rappel des lots concernés dans ses magasins, soit le retrait effectif de 94.959 produits ». 

Face à ces annonces en cascade, la Répression des fraudes a fait savoir qu’elle était entrain de procéder à des contrôles dans toute la France. Ainsi, tous les rayons et stocks de toutes les chaines de distribution, mais aussi les magasins, les hôpitaux et les pharmacies seront vérifiés.