Pour la 15e édition de la « Semaine franco-allemande » ou désormais « Quinzaine franco-allemande » les événements sont nombreux. La mairie de la Ville rose et le Goethe-Institut s’associent une nouvelle fois à de nombreux partenaires. Ils invitent les Toulousains à découvrir davantage l’Allemagne et sa langue.

 

La bière, les chaussettes dans les sandales, Angela Merkel, les voitures. Voilà tout de suite à quoi on pense lorsque l’on évoque l’Allemagne. Autant d’idées reçues dont on ne sait même pas si elles sont vraies. La semaine franco-allemande sert à cela : à connaître davantage nos voisins germaniques. Autour du 22 janvier, journée de célébration de la réconciliation entre les deux pays, de nombreuses animations sont faites à travers l’Hexagone. Toulouse n’y échappe pas. Au contraire, l’événement a toujours été bien accueilli par les Toulousains. « Quoi de mieux que le croisement de nos cultures respectives pour s’enrichir mutuellement, balayer les idées reçues et démontrer à l’Europe qui nous regarde qu’au-delà de nos différences nous sommes unis » explique Jean-Luc Moudenc, le maire de la Ville rose.

Quinze jours de célébrations

Depuis maintenant quinze années, la mairie de Toulouse exploite un maximum cette semaine de fête autour de l’amitié franco-allemande. D’abord une semaine, maintenant c’est une quinzaine de jours que dure l’événement. Avec des expositions, des conférences, des soirées musicales et bien d’autres animations, il y en aura pour tous les goûts. La Ville rose s’est d’ailleurs vue éclectique cette année dans ses choix. Le but étant à chaque édition de toucher un maximum de personnes.
Du 8 au 30 janvier, l’agenda des festivités est bien rempli. Une bourse aux livres d’auteurs de langue allemande, versions originales ou traductions françaises, aura notamment lieu du 15 au 25 janvier à la Goethe-Institut de Toulouse. Du côté de la scène musicale, un véritable voyage à travers l’Outre-Rhin se déroulera à Toulouse, avec pour moment fort un concert à double plateau. Un instant musical qui réunira le groupe toulousain Azad Lab, exploration hip-hop et le groupe franco-allemand Zweierpasch au style mêlant hip-hop, funk, jazz et reggae. Les quinze jours seront aussi ponctués par des tables rondes et des conférences.

 

L’exposition « Tête à tête/Kopf an kopf » a démarré dans la galerie du Théâtre des Mazades./ Crédits : Marie Colombier

« Tête à Tête / Kopf an Kopf »

La fête est lancée. En première ligne, l’exposition « Tête à Tête / Kopf an Kopf » est à retrouver dans la galerie du Théâtre des Mazades (Minimes). Sept artistes français et allemands se sont armés de leurs crayons. Leur signature commune : une affinité avec la presse, du quotidien au magazine littéraire, et une certaine veine satirique qui s’exprime dans les formes les plus diverses. Ici, une galerie de portraits d’auteurs, qui s’éloigne un peu de leur travail quotidien de satire politique. Ils proposent ainsi de jeter un regard nouveau sur des espaces intermédiaires souvent négligés. On se retrouve entre politique et lettres, entre l’art satirique et l’art dit « sérieux ». L’exposition aux Mazades laisse cultiver leur jardin (plus ou moins) secret, à savoir le travail au service de la littérature, et notamment le portrait d’auteur(e)s.

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Des rencontres dans les établissements scolaires

L’apogée de cette « Quinzaine franco-allemande » aura lieu le 22 janvier, jour de la signature du Traité de l’Elysée. Comme chaque année, ce jour-là ce sera surtout aux jeunes de célébrer l’amitié franco-allemande. Cette journée est un levier pour une meilleure connaissance du pays partenaire dans les établissements scolaires toulousains. Chacun d’eux est libre d’organiser la journée comme il le souhaite. Ils sont invités à centrer particulièrement leur réflexion et les activités proposées aux élèves sur l’éducation à la citoyenneté et les valeurs communes. Mais également sur les nombreuses opportunités de mobilités franco-allemandes offertes aux élèves et aux apprentis. Le plus souvent ils font appel à des partenaires extérieurs. Associations, institutions et services culturels de la République fédérale d’Allemagne en France, médias germanophones ou encore élèves ayant participé à un échange avec l’Allemagne, nombre d’entre eux sont mis à contribution.