« Haine des Hommes » et « puritanisme » sont les maitres-mots de la tribune publiée ce mardi dans le journal « Le Monde ». Un texte accablant, co-signé par des centaines de femmes, dont une certaine Catherine Deneuve… Des écrits très vite dénoncés par de nombreuses féministes, mercredi, sur internet et les réseaux sociaux. Ces dernières accusent notamment les signataires de « mépriser » les victimes d’agressions à caractère sexuel. 

Oeil pour oeil… Tribune pour tribune. Ce mercredi, Caroline De Haas a, à son tour, rédigé un texte (publié sur le site de France Info) condamnant les propos relayés hier par « Le Monde », et particulièrement les personnes qui les approuvent. Un discours qui pointe du doigt, entre autres, un manque de discernement entre « séduction » et « violence ». La militante féministe qualifie également les signataires de « récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol », et qui continuent de contribuer à la banalisation des agressions sexuelles.

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« Elles essayent de refermer la chape de plomb »

Révoltées par les termes utilisés dans cette tribune, les féministes n’envisagent pas de laisser tomber le combat. Elles concluent notamment dans leur réquisitoire : « Les porcs et leurs allié.e.s s’inquiètent ? C’est normal. Leur vieux monde est en train de disparaître ».

Outre leur texte publié sur internet, de nombreuses personnalités ont également réagi sur les réseaux sociaux:

 

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Asia Argento, l’une des premières femmes à avoir dénoncé le comportement de Harvey Weinstein, a également interpellé la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

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À lire aussi : « Harcèlement sexuel : nouvelle polémique autour de Catherine Deneuve »

L’affaire Harvey Weinstein a jeté le pavé dans la marre

Les mouvements « #BalanceTonPorc » et « #MeToo » dénoncés par Catherine Deneuve et les autres personnes signataires amèneraient à restreindre la liberté sexuelle. Pourtant, ces hashtags sont apparus peu après le scandale sexuel visant Harvey Weinstein, accusé d’agressions, d’harcèlement, et de viols. En octobre dernier, près d’une douzaine d’actrices ont témoigné contre le producteur américain. Depuis ce jour, de nombreuses tendances ont émergé sur la toile, dans le but de libérer la parole autour du harcèlement sexuel.