Alors qu’Edouard Philippe annonçait hier le passage imminent de la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes départementales, des précisons sur les grandes réformes concernant les automobilistes toulousains s’impose. Car, oui, il est déjà loin le temps où les pv de stationnement ne dépassaient pas les 17€, où les VTC sans carte officielle pouvaient transporter du public. Il est aussi loin le temps où la totalité de l’A62 était limitée à 130 km/h et où la vignette Crit’Air n’était pas obligatoire. Depuis le premier janvier, bien des choses ont changé sur les routes et en croire Matignon ce n’est pas fini. Retour sur les grandes réformes routières mises en place au 1er janvier à Toulouse.

Un PV de stationnement désormais à 30 €
La mairie de Toulouse à opter pour une hausse de 13€, ce qui remmène la contravention à 30€ pour l’automobiliste tête en l’air… Ou réfractaire ! Malgré tout, que les autochtones se consolent, ils n’auront pas à débourser 60€ pour un ticket de parcmètre oublié… Comme c’est le cas à Lyon. La réforme est en vigueur depuis 1er janvier, mais les Toulousains n’ont pas encore l’air apeuré par la hausse du pv Force pare-brises état encore nus sur quelques places payantes de la ville. C’est la mairie elle-même qui a fixé ce forfait post-stationnement à 30 €. Ainsi, si le parcmètre n’est pas payé, l’amende sera aussi de 30 €. Et enfin si le ticket est payé, mais que le temps autorisé est dépassé, l’amende sera elle-aussi de 30 €, moins le montant déjà réglé. Un forfait laissé libre à chaque municipalité.

À 110 km/h sur l’A62 pour limiter la pollution de l’air
Pas de panique, seul un tronçon en particulier de l’A62 est concerné par cette fraîche limitation instaurée par le préfet au 1er janvier. Et c’est la portion entre le péage Toulouse Nord et Saint-Jory qui est ciblée. Lors des derniers pics de pollution dans la région, c’est sur ce périmètre que les particules fines étaient massivement présentes. Dorénavant, les habitués devront lever le pied ! 110km/h au lieu de 130km/h le changement n’est pas démesurée, mais devrait participer activement au dispositif de lutte contre la pollution de l’air dans l’agglomération toulousaine.

La vignette Crit’Air désormais dans toutes les voitures
Vous n’avez toujours pas votre de vignette ? Votre véhicule est classé parmi les véhicules les plus polluants (vignette 4 ou 5) ? Alors cela pourrait vous coûter entre 45€ et 68€ lors du prochain pic de pollution sur la Ville Rose !
En effet, la nouvelle législation en vigueur n’autorisera plus ces véhicules polluants à rouler à l’intérieur du périphérique toulousain, et ce pour limiter la propagation de particules fines dans l’air. Des dérogations seront toutefois délivrées : aux véhicules transportant au moins 3 passagers, à la police, aux pompier, au samu, à tout autre véhicule de secours, ainsi qu’aux transports en commun et aux camions de livraisons. Pour les retardataires il est encore possible de faire sa demande de vignette ICI.

Plus de VTC sans papier
Vous êtes VTC et vous n’avez pas votre carte officielle ? La loi Grandguillaume, et la préfecture vous empêchent désormais, et ce, depuis le 1er janvier de vous connecter aux plateformes de réservation, comme Uber. Plutôt une bonne nouvelle pour les professionnels de la branche, montés en syndicats depuis peu. Un syndicat qui réunit quelque 300 adhérents en Occitanie. À Toulouse, la réforme devrait impacter quelque 140 chauffeurs, priés de se mettre en règle au plus vite.