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Les faits remontent au 21 avril 2017. Deux jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, un mail envoyé sous l’identité de celui qui est désormais le président de la République était parvenu à de nombreux destinataires. Pourtant, il ne s’agit que d’une plaisanterie imaginée par deux militants politiques, dont un de la droite conservatrice.

Visiblement le document intitulé « 10 bonnes raisons de ne pas voter pour moi » et signé « Emmanuel » n’a pas vraiment fait rire le principal concerné. De plus, un message envoyé via l’adresse « emmanuel.macron.enmarche@gmail.com », également destiné à des membres de l’équipe En Marche, renvoyait à des liens de pétitions « anti-Macron » et « anti-immigration ». Un acte qui avait attiré les foudres du président, lequel portait plainte dans la foulée, avant qu’une enquête soit ouverte par le Parquet.

Les deux hommes inculpés seront jugés en mars prochain

Les deux prévenus sont donc convoqués le 14 mars pour le motif d’usurpation d’identité. Ils comparaîtront devant la 17e chambre du tribunal correctionnel. Il semblerait que le plus âgé des deux, issu de la droite conservatrice, ait demandé à l’autre de créer l’e-mail frauduleux, afin de diffuser les documents.

L’avocat de l’un d’entre eux, Me Henri de Beauregard, a tenu à réagir en qualifiant cet acte de simple « blague potage entre militants politiques ». Selon lui, faire l’amalgame entre son client, et le véritable Emmanuel Macron, était impossible.