C’est officiel. Alors qu’il contournait la question il y a quelques semaines encore, Stéphane Le Foll s’est décidé : il sera candidat au poste de premier secrétaire du PS. « Mon objectif, c’est de redresser le Parti Socialiste, de l’ouvrir, de l’adapter au nouveau contexte » a-t-il déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin ce matin.

Au moins 2 adversaires

Il y a désormais 3 candidats. Ancien soutien de Manuel Valls, le député du Val de Marne Luc Carvounas s’est lancé dans la course. L’eurodéputé Emmanuel Maurel sera « évidemment candidat à la tête du PS ». Il se poste déjà en tant que représentant de l’aile gauche du parti, affaiblie par le départ de Benoît Hamon.
Longtemps hésitante, Najat Vallaud-Belkacem a finalement refusé. Certainement dans le cadre d’un accord avec Carvounas pour être tête de liste aux européennes.
D’autres cadres du Parti seraient tentés par la prise de pouvoir au PS. À commencer par Rachid Temal. C’est lui qui, depuis le départ de Cambadélis est aux commandes. Enfin, Julien Dray « y pense » et « pas simplement en se rasant » pour faire référence à N.Sarkozy en 2006. Celui qui a été le conseiller de François Mitterand, Lionel Jospin et François Hollande, membre du bureau national depuis 2003 et ancien porte parole du parti, pourrait faire office de favori.
Les candidatures restent ouvertes jusqu’au 27 janvier 2017 et d’ici là, d’autres postulants pourraient faire leur apparition.

 

 

« Le PS a un avenir »

Lors de son interview face à Jean Jacques Bourdin ce matin, le néo-candidat à la présidence du PS a défini les contours de la politique qu’il souhaitait. Fidèle à l’ancien président et à lui-même, il « ne renie pas ce qu’on a fait avec François Hollande » mais préfère « préparer l’avenir » plutôt que de « faire l’inventaire des 5 dernières années » . Il assume le bilan et affirme qu’à partir de maintenant, il est « décidé à relever des défis pour lesquels le Parti Socialiste a besoin de se renouveler et de s adapter ». Pour y parvenir, le député de la Sarthe est « favorable à un changement de nom », il pense à une nomenclature « plus large » comme « Les Socialistes ».
Concernant les élections et les objectifs, Stéphane Le Foll considère les européennes « comme une étape », dans l’idée de se concentrer « sur 2020 et les municipales ».