Après un non lieu requis en juin 2017, le tribunal de Toulouse délivre un non-lieu définitif, selon les informations de Mediapart. Le volet judiciaire de l’affaire Rémi Fraisse est désormais définitivement clos.

« Une seconde mort »

Les proches de Rémi Fraisse se sont battus durant toutes la procédure. En octobre dernier, une pétition ayant récolté plus de 50 000 signatures a été lancée pour que le dossier ne soit pas enterré. Dans le texte, les proches du jeune homme dénoncent un « déni de justice », considérant ce non lieu comme « une nouvelle violence faite à la mémoire de Rémi, venant comme sceller sa seconde mort »

Rappel des faits

Rémi Fraisse est décédé dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, touché mortellement par l’explosion d’une grenade offensive tirée par un gendarme mobile. Les forces de l’ordre avaient reçu pour instruction de garder une zone sur le site de Sivens, vide, mais destinée à accueillir des engins de chantier. Ils devaient se montrer fermes en cas de violence. Après une enquête de près de 3 ans, la question n’était toujours pas tranchée : s’agit-il d’une bavure policière ou d’une réponse justement proportionnée ? La justice a aujourd’hui enterré le débat.