Premier acte d’un voyage officiel de 3 jours. Arrivé ce matin, Emmanuel Macron s’est rendu pour la première fois en Chine en tant que Président. Dans ses bagages, une cinquantaine de chefs d’entreprises, l’ancien premier Ministre Jean-Pierre Raffarin et … un cheval. Il a visité l’armée enterrée du premier empereur à Xian, point de départ de la route de la Soie. Une route qui sera le fil conducteur de sa visite entre entente économique et préservation de l’environnement.

De nouvelles relations

Après sa visite de l’armée de terre, Emmanuel Macron a prononcé un discours de plus d’une heure devant mille personnes. Outre les différents contrats que la France signera avec la Chine d’ici à mercredi, le président français a affiché sa volonté de se rapprocher avec l’extrême-orient.

Au centre de cette nouvelle relation la lutte contre le dérèglement climatique. « Nous devons beaucoup à la décision de la Chine de rester dans le cadre de l’accord de Paris. La Chine s’est engagée, elle a tenu parole, jusque dans l’adversité » a déclaré le Chef de l’État.

Pour le moment, l’épineux sujet de la Corée du Nord n’a pas été traité. Les deux présidents doivent s’entretenir ce soir lors d’un dîner, l’occasion d’aborder les thématiques difficiles. La France et l’Europe souhaitent désormais profiter de l’isolement des États-Unis sur le plan international pour « identifier des projets concrets à mener ensemble en Europe, en Asie, et en pays tiers».

Afin de tisser au mieux ces liens, le président français promet de « revenir chaque année » car « c’est la condition pour que notre relation entre dans une ère nouvelle ».

Une stratégie de la « diplomatie du Cheval » inédite

Lors de sa visite à Paris en 2014, Xi Jinping avait été escorté des Invalides à l’Élysée par des cavaliers de la Garde républicaine et avait été fasciné par ce « savoir-faire d’excellence ». C’est pour cette raison que la France a offert à la Chine « Vésuve de Brekka », un hongre de la Garde Républicaine. Soucieuse de « tisser des liens forts avec les chefs d’État étrangers », la présidence française s’est inspirée de la « diplomatie du Panda » pour créer la « diplomatie du cheval ». En 2014, les chinois avaient prêté un couple de panda au zoo de Beauval.