En se rendant en Chine « chaque année jusqu’à la fin du mandat », Emmanuel Macron souhaite faire de l’Empire Rouge un partenaire diplomatique de poids. Pourtant, les sujets de division sont nombreux entre le pays de Xi Jinping et la France. Présentation des trois principaux thèmes que le Président ne devrait pas aborder lors de son voyage.

Tibet

C’est LE sujet diplomatique qui pourrait fâcher Pékin avec n’importe lequel de ses partenaires. Indépendant de 1911 à 1949, Mao a annexé militairement le Tibet lors de la création de la République Populaire de Chine. Ce n’est qu’en 1965 que le pays du Dalaï-Lama est devenu une province chinoise. Depuis, les chinois considèrent le Tibet comme membre à part entière de la la République Populaire et ne laissent aucun pays prendre position en faveur du Tibet. En 2010, lors d’une visite du Dalaï-Lama aux États-Unis, Obama s’était attiré les foudres de Pékin après avoir affiché un « soutien à la préservation de l’identité religieuse, culturelle et linguistique unique du Tibet ».

Répression et manque de démocratie

La Chine n’est certainement pas le régime le plus démocratique du monde, lors des visites officielles, cet aspect du pays est largement mis de côté. Le Parti communiste y règne en maître et les arrestations de dissidents politiques sont nombreuses, sans parler de l’inexistence de la liberté de la presse. Symbole de la critique contre le pouvoir central, Liu Xiaobo (prix Nobel de la Paix 2010) est mort en 2017 emprisonné des suites d’une maladie. La Chine est 176e selon le classement de la liberté de la presse de Reporter Sans Frontière, une place peu élogieuse dont les dirigeants étrangers lui tiennent peu rigueur.

Politique étrangère

Que ce soit en Crimée où elle ne s’est pas prononcée ou en Syrie où elle n’intervient pas, la Chine mène une politique étrangère bien différente de celle des européens. Guidée par ses intérêts économiques, entre expansionnisme exalté en mer de Chine et soutien à des régimes controversés comme ceux du Venezuela, du Pakistan, du Zimbabwe … La France n’a jamais critiqué la Chine sur ce point.