Pas moins de 20 000 électeurs étaient attendus aux urnes de Bergerac pour le premier tour des élections présidentielles. C’est le candidat Emmanuel Macron qui s’est imposé dans la petite ville de Dordogne dirigée par Daniel Garrigue avec 23,80% des voix, suivi de près par Jean-Luc Mélenchon avec 21,53%, et sa principale rivale, Marine Le Pen, en troisième position à 20,24%. Entre joie et déception, les différents QG de campagne des partis en liste ce se sont exprimés, tour d’horizon des réactions à chaud.

« Nous sommes très satisfaits »

Un large sourire s’affichait sur tous les visages. Inutile de décrire la joie des partisans du candidat d’En Marche, sorti grand vainqueur de ce premier tour. En arrière-plan des éclats de rire, apparaissent sur l’écran géant les dernières estimations annoncées par les médias. Cette fois-ci c’est sûr, Emmanuel Macron sera au second tour. « Nous sommes très satisfaits d’avoir fait ce score, a déclaré Michel Delpon, référent départemental du mouvement En Marche, sachant que nous sommes à plus de deux points du second ». Avant d’affirmer, « nous pouvons maintenant être certain de remporter les élections présidentielles ». Pour le second tour, Michel Delpon envisage un report de voix favorable pour Emmanuel Macron, convaincu de l’enthousiasme qu’incarne son candidat auprès des Français.

Michel Delpon, référent départemental du mouvement En Marche.

« Il reste deux semaines pour achever le travail »

Il faut d’abord passer les deux vigiles équipés de bombes lacrymogènes qui gardent l’entrée du QG du Front National, pour découvrir une ambiance festive où une poignée de sympathisants chantent à grande voix et main sur le coeur, la Marseillaise. Le score national de Marine Le Pen a pris le dessus sur le résultat de la candidate à Bergerac, qui pointe à la troisième place du tableau. Fières de leur candidate qu’ils admirent devant la télévision, les militants nationalistes ne se privent pas pour savourer leur victoire. « C’est la suite logique face au matraquage médiatique qu’a subi Marine Le Pen, explique Éric Villemagne, référent Front National de Dordogne. Ces derniers jours, nous étions sûrs qu’elle serait au second tour. Maintenant, il nous reste deux semaines de travail pour concrétiser le parcours de Marine Le Pen ».

Les yeux rivés sur l’écran, les militants du Front National chantent la Marseillaise.

Selon lui, le report de voix est clair, « les Français ont le choix d’élire le fils de François Hollande, ou de vouloir changer le pays et reprendre sa force d’antan, c’est-à-dire une nation ou on respecte tout en reprenant tout à la base. Et il n’y a que Marine Le Pen pour faire cela », démontre-t-il.

« Au-delà de la déception, il faut rester mobilisé »

C’est une tout autre atmosphère cette fois-ci, qui se fait sentir au QG du parti communiste. Ici, la déception est maitresse des lieux et les soutiens de Jean-Luc Mélenchon découvrent les résultats avec beaucoup de regret. « On sentait une très grosse dynamique, déplore Julien Chouet, membre du parti communiste à Bergerac, il y a eu une grosse campagne de menée  avec beaucoup d’avis positifs. Même si les résultats sur Bergerac et sur la Dordogne sont plutôt bons voir très bons, malheureusement on n’arrive pas au second tour ». En effet, Jean-Luc Mélenchon termine en tête des scrutins sur l’ensemble de la Dordogne avec 22,97% des voix, un résultat de presque dix points supérieurs à celui obtenu en 2102, que félicite le militant. « Je suis heureux de voir que les Français se préoccupent de sujets d’ordre écologique, social et humain ». Même s’il ne se prononce pas sur les intentions du second tour, Julien Chouet rappelle que le parti communiste a toujours combattu l’extrême droite et qu’il continuera à le faire.