Les sondages n’étaient pas moins de la vérité. Ils ont prédit l’ordre du quatuor de tête. Source BFM

Les français ont voté. Emmanuel Macron et Marine Le Pen seraient les deux finalistes… comme l’avaient prédis les sondages.

L’issue était pourtant indécise jusqu’au bout, d’après les principaux médias français. Cela n’a pas empêché le candidat d’En Marche et la présidente du FN de faire respectivement 24 % et 21,8 % selon les premières estimations.

Dans la ligne de mire des électeurs, des débats, pendant cette campagne hors normes : les sondages. À la suite de l’élection de Donald Trump, ces derniers (qui donnaient Hillary Clinton gagnante) ont été décriés, si bien qu’ils représentaient l’outil de manipulation de l’opinion publique par excellence.

Retrouvez ici les derniers sondages avant la fin de la campagne présidentielle

Or ces derniers ne se sont pas trompés 24 heures avant le premier tour. Donnant Emmanuel Macron et Marine Le Pen qualifiés au second tour, suivis de près par François Fillon et Jean-Luc Mélenchon.

Cette campagne a, toutefois, été particulière : les médias français n’avais plus le droit de diffuser de sondages pour le week-end électoral, suite à une loi datant de 1977, mise à jour en avril 2016. Ainsi, les sondages « sortis des urnes » n’étaient plus diffusés par les chaines d’informations continues, contrairement à l’élection présidentielle de 2012. Il s’agissait de ne pas influencer le choix des électeurs, d’autant plus que le « vote utile » faisait fortement débat, depuis des mois, chez les éditorialistes de la presse nationale.

Cependant, des comptes militants sur les réseaux sociaux, ainsi que des médias étrangers ont publié des sondages « sortis des urnes ». L’exemple du compte « Radio Londres » sur Twitter qui voulait donner un aperçu des résultats avant le dépouillement, ce dimanche 20 heures.

Ce dernier avait déjà sévi en 2012, ce qui fut un succès. Revenant au devant de la scène, le média citoyen a tenté de faire de même, sans y être parvenu.

En revanche le hashtag #RadioLondre a bien fonctionné, des anonymes n’ont pas hésité à mettre créer leurs sondages, souvent loin de la réalité électorale.

Il n’empêche qu’ils seront bien présents pour donner une estimation des intentions de vote, jusqu’au 5 mai, à minuit.