En meeting de campagne présidentielle à Toulouse, mercredi dernier, François Asselineau a rappelé le point essentiel de son programme : le Frexit. Seul candidat à la présidentielle à proposer une sortie de l’Union Européenne dès son élection, le partisan de l’Union populaire républicaine (UPR) n’a pas hésité à défendre son idée principale dans la Ville rose.

« La France a besoin du Frexit, et le seul qui puisse nous l’apporter, c’est François Asselineau ! »

C’est sur ces mots d’Hervé Minec, maire d’Ore (commune située au sud de la Haute-Garonne), que le candidat à la présidentielle a fait son entrée sur la scène du Congrès Pierre Baudis de Toulouse, mercredi 5 avril. Après un bilan du grand débat télévisé de la veille à son avantage, François Asselineau a très vite entrepris la défense de sa mesure phare. Tout au long de la soirée, le partisan de l’Union populaire républicaine (UPR) n’a cessé de revendiquer sa position de « candidat du Frexit ». « Je suis le seul (parmi les dix autres prétendants à l’Élysée) à proposer une sortie de l’Union européenne dès mon élection par l’article 50 du traité de l’Union européenne », a-t-il rappelé.

Et pour convaincre le parterre de partisans présents ce soir-là, François Asselineau n’a pas hésité à répondre aux objections, à contrer les idées reçues et surtout à présenter les avantages d’une sortie de l’Union Européenne.

Près de 1000 personnes se sont réunis dans la salle du Congrès Pierre Baudis de Toulouse. / Léo Rébeyrol

Sortir de l’Union européenne pour redresser la France ?

Contrairement à ses concurrents eurosceptiques, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France !) et Marine Le Pen (Front national), qui « ne veulent pas sortir de l’Union européenne mais renégocier les traités européens », François Asselineau veut d’une sortie définitive de la zone, à l’image du Royaume-Uni avec le Brexit.

Le candidat à la présidentielle sait mettre en avant les avantages d’une telle décision :

« En sortant de l’Union européenne, nous rétablirons la démocratie avec la mise en place de référendums d’initiatives populaires ».

François Asselineau lors de la conférence de presse précédent le meeting du 5 avril, à Toulouse. / Léo Rébeyrol

Économie, environnement, agriculture, emploi, selon le programme de François Asselineau, le Frexit demeure la meilleure solution pour sortir le pays de la crise et le redresser. « Grâce à cette mesure, nous réaliserons des économies considérables et pourrons établir un nouveau franc, déprécié à -10% par rapport à l’euro. Cela nous permettra, entre-autre, de faire disparaitre la dette publique du pays. »

Mais sortir de l’Union européenne permettrait également, selon lui, de lutter contre la délocalisation des entreprises et serait donc une mesure des plus bénéfiques pour l’économie et l’emploi dans l’hexagone.

D’autres meetings à venir

Il était inconnu du grand public il y a encore quelques temps et voilà qu’aujourd’hui il s’impose comme « candidat du Frexit ». À 59 ans, François Asselineau se rêve, pour la seconde fois, en Président de la République. Après un échec en 2012 faute d’un nombre suffisant de parrainage, il revient à la charge en 2017 et parvient à réunir les 500 signatures nécessaires, puisqu’il en a même obtenu 587. En peu de temps, le « petit candidat » a su se faire une place, notamment lors du grand débat télévisé de mardi dernier où il a pu exposer son programme et défendre ses idées face aux dix autres candidats. C’est d’ailleurs pour continuer dans cette lancée qu’il s’est exprimé mercredi face à près de 1000 toulousains venus le soutenir. Encore cinq autres meetings de campagne sont à venir pour François Asselineau avant le 23 avril, date du premier tour de l’élection présidentielle.

Angélique Passebosc