« Rompre la solitude, être à l’écoute et être bienveillant », c’est la ligne de conduite de cette nouvelle plateforme d’écoute : « Sos au travail ».  Dans le cadre d’une enquête sur le burn-out, nous avons rencontré la fondatrice, Karine Fery. Elle souhaite venir en aide à ceux qui traversent une période de mal-être professionnel. 

Selon le guide de prévention de la Fédération des intervenants en risques psychosociaux (Firps), édité en 2015, les origines de ce mal-être viennent de quatre facteurs principaux : une exigence émotionnelle trop importante, l’intensité du travail, une mauvaise qualité des rapports sociaux et une insécurité de la situation professionnelle.

Etre à l’écoute

« Sos au travail », est une plateforme de mise en relation et d’information. Karine l’a créé en octobre 2016 et depuis, elle et ses deux collègues guident les personnes dans le besoin. Une permanence téléphonique est mise en place et accessible jusqu’à 20h30, afin de pouvoir échanger avec un coach ou bien un bénévole, qui est prêt à écouter et aider la personne. Cette permanence permet d’apporter un premier soutien à l’individu en demande d’aide, mais aussi de le mettre en relation avec des professionnels. Lors d’un appel, la première étape est de définir la problématique, et de lui apporter une écoute attentive et bienveillante. Ensuite, la personne est mise en relation avec un professionnel ou plusieurs professionnels, l’objectif étant de définir les étapes à suivre avec l’individu. « L’objectif, c’est de ne pas rester seul », explique la fondatrice, Karine. En janvier 2017, l’organisme a reçu plus de 200 appels. « La guérison n’est pas miraculeuse après un appel, mais on fait notre maximum pour les aider et les orienter au mieux », explique Karine.

La souffrance au travail n’est pas une fatalité

Selon la fondatrice de « Sos au travail », le fait que la maladie ne soit pas reconnue n’est pas un frein à leur travail. Mais par contre, c’est un grave problème de société. « Il y a un manque cruel de prévention, de sensibilisation » ajoute-t-elle. Il est vrai que le médecin généraliste peut mettre en sécurité l’individu, mais il ne peut pas faire plus. C’est à ce moment-là que des professionnels doivent prendre le relais, et c’est pourquoi Karine a créé cette plateforme. « Sos au travail » souhaite guider, accompagner et diriger les personnes dans le besoin. « Il ne faut surtout pas rester seul face à cette souffrance », ajoute la fondatrice. Certaines personnes, qui ont fait appel à « Sos au travail » son aujourd’hui dans l’incapacité de travailler, car elles sont restées trop longtemps seules, face à la souffrance. À ce jour, l’organisme de Karine Fery fait tout son possible pour venir en aide aux gens.
Pour ceux qui ne saurait pas définir ce qu’est un Burn out, en voici une définition quelque peu simplifiée. « Le burn-out peut être défini comme un état d’épuisement physique, émotionnel et mental, lié aux situations de travail. Selon l’OMS, il se caractérise par « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».

Les chiffres du burn-out

Le chiffre parait impressionnant, mais à y réfléchir, il est à la hauteur du phénomène. Environ deux salariés sur dix (17%) se disent potentiellement en situation de burn-out (épuisement professionnel). Plus de trois sur dix (31%) disent être confrontés à ce problème dans leur entourage professionnel, selon une étude publiée par l’institut Think pour Great Place to Work.

 

 

Graphique d’une étude publiée par l’institut Think pour Great Place to Work.

Maladie non reconnue, le Burn-out est pourtant un phénomène massif avec 150.000 cas répertoriés par an. Retrouvez nous demain, pour un témoignage. Reportage à suivre …