Depuis 2016 Albi fait un rêve un peu fou, celui de nourrir sa population avec des produits qui n’ont pas voyagé plus de 60 kilomètres.

Oubliez les tomates en hiver et les oranges en été ! En tout cas, c’est ce que souhaite la ville d’Albi : ne manger que ce que la ville cultive. Et à terme, devenir autosuffisant en terme d’alimentation et ainsi nourrir ses 52 000 habitants. Impulsé par Jean-Michel Bouat, adjoint au développement durable d’Albi, cette volonté se traduit par l’acquisition de 9 hectares de terre non-utilisées. Ces terres sont ensuite mises à disposition d’agriculteurs volontaires pour 70 € par hectare et par an. Seuls deux règles à respecter : cultiver bio ou en permaculture et ne vendre ses produits qu’à Albi.

Un acte citoyen

Il n’y a pas que les agriculteurs et maraichers qui trouvent l’idée séduisante. Les habitants se sont eux aussi pris au jeu. À l’université par exemple, des jardins partagés ont vu le jour. Les étudiants et des associations en prenne soin et peuvent se servir en légumes, fruits et aromates librement. De quoi aider les étudiants à mieux manger à moindres coûts. Autre initiative, de l’association « Incroyable Comestibles », faire pousser partout dans l’espace public ses fruits et légumes et les faire partager avec tout le monde. Même si au début certains se sentaient mal à l’aise de piquer une tomate cerise ou une fraise, aujourd’hui l’initiative semble être rentrée dans les habitudes. Et aux fenêtres, les légumes ont remplacé les fleurs.

 

Un vent de révolution verte qui commence à atteindre la Ville rose… Des initiatives pour l’agriculture urbaine éclosent partout dans la métropole. Demain, on vous présente la ferme urbaine que vous avez peut-être aperçue dans le jardin des abattoirs ! Non ce n’est pas une nouvelle œuvre moderne, mais une nouvelle forme d’agriculture révolutionnaire inventée par un Toulousain ! Rendez-vous demain, on vous expliquera comment des excréments de poissons peuvent faire pousser vos tomates dans le salon ! (On vous laisse cogiter).