37 personnes ont été interpellées, après les heurts qui se sont déroulés lors de la manifestation en soutien au jeune Théo.

Tout avait pourtant bien commencé. A Bobigny 2 000 personnes s’étaient rassemblées devant le tribunal, samedi 11 février, pour obtenir justice dans « l’affaire Théo ». Très vite, des policiers ont été attaqués à coup de projectiles. Bruits de pétards, vitres d’immeubles et mobilier urbain dégradés… après plus d’une heure de soutien pour Théo, le calme n’a pas tenu. Deux voitures ont aussi été incendiées en marge de la manifestation. Au cours de ces incidents un policier a été « très légèrement blessé ».

37, c’est donc le nombre de personnes interpellées, dans la soirée de samedi 11 à dimanche 12 février. Des incidents isolés se sont par ailleurs produits jusqu’à minuit malgré la fin du rassemblement, a affirmé une source policière. Les communes de Noisy-le-Sec, Bondy et Drancy ont été victimes d’incendies de poubelles et de véhicules. Des commerces ont aussi été dégradés par des jets de pierres.

 

Théo, jeune homme noir de 22 ans, avait raconté être victime d’un viol à la matraque télescopique au cours d’une interpellation violente dans une cité d’Aulnay-sous-Bois, le 2 février 2017. Une semaine après, le jeune homme est toujours hospitalisé en raison d’une fissure anale de 10 cm. L’un des quatre policiers responsable de l’interpellation a été mis en examen pour viol, les trois autres pour violences.