Le CNRS a dévoilé au public, jeudi 9 février, sa nouvelle plate-forme de recherche robotique : Pyrène. Du haut de ses un mètre soixante-quinze, ce robot est la dernière génération d’humanoïde créé. Plus souple et plus fort, ce robot devrait assister l’homme dans des environnements sensibles ou accidentés. Décryptage.

Pyrène, qui es-tu ?

Pyrène est un robot humanoïde conçu, en seulement un an, par l’entreprise espagnole Pal Robotics, et le LAAS (Laboratoire d’analyses et d’architecture des systèmes du CNRS). La première a conçu la structure du robot tandis que l’équipe Gepetto du LAAS a créé les algorithmes qui rendent le robot « vivant ». Le tout pour un montant de 900 000 €. Si son nom vous parez familier, c’est parce qu’il fait référence à la chaîne de montagnes, qui sépare la France et l’Espagne. C’est aussi, dans la mythologie grecque, une amante d’Hercule qui a perdu la vie entre la France et l’Espagne, donnant son nom aux montagnes des Pyrénées. Un projet rendu possible, avec le financement de le conseil européen de la recherche et le CNRS ainsi que divers dons (environs 200 000 €)

Mesurant un 1 mètre 75, c’est l’un des plus grands robots bipèdes. S’il est plus grand que ses ancêtres, c’est car ils ne pouvaient pas monter des escaliers avec des marches de taille standard, sans perdre l’équilibre. Lui, peut marcher sur des sols accidentés, éviter des obstacles grâce à deux caméras, et porter des objets pesant jusqu’à 70 kilogrammes. Il peut même se servir d’outils. Mais pas de chance pour nous, lors de la démonstration, ses bras ne fonctionnaient plus, impossible donc de vérifier. Pyrène est aussi considéré comme un robot plus intelligent et plus agile que ses prédécesseurs. C’est parce qu’il est équipé de capteurs lui permettant 30 degrés de liberté. Cette agilité est permise à grâce aux algorithmes développés par l’équipe toulousaine, afin que l’humanoïde s’adapte au monde humain.

Assister l’humain en s’adaptant à l’environnement

Ce bipède a pour principale fonction d’assister l’être humain, sans le substituer. Par exemple, accéder à des zones où l’Homme ne peut pas aller en raison des conditions météorologiques, dans des centrales nucléaires et même dans l’industrie aéronautique, où 87% des tâches sont effectuées à la main.  A terme, Pyrène sera également capable de visser ou de percer un trou à l’aide d’outil.

Un an après sa création, le robot va faire ses premiers pas hors des laboratoires. Et c’est, l’avionneur européen Airbus (partenaire de cette création), qui sera le premier à utiliser des humanoïdes. D’ici la fin de l’année 2017, Pyrène, comme la majorité des Toulousains travaillera chez Airbus.