Déjà interdite de JO à Rio en 2016 pour dopage institutionnalisé, la Russie ne pourra pas non plus participer aux championnats du monde d’athlétisme qui se tiendront à Londres en août prochain.

Les JO de Rio l’an dernier comptaient déjà un absent, les mondiaux d’athlétisme en août prochain compteront le même. La Russie s’est vue une nouvelle fois interdite de participation pour dopage institutionnalisé. C’est la décision qu’a prise la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) ce 7 février.

Cette décision a été prise à la suite de la réunion du conseil de l’IAAF qui se réunissait près de Monaco. Elle fait suite à un rapport rendu par Rune Andersen, président de la Task Force, une structure pour aider l’athlétisme russe à revoir ses pratiques en matière de contrôle anti-dopage. Selon ce dernier, « la Russie n’est pas encore prête ». Au final, le Conseil a statué que la Fédération d’athlétisme russe ne pourrait pas reprendre part à une compétition avant novembre 2017.

Des athlètes russes autorisés à concourir sous un drapeau neutre

Si du fait de sa difficulté à établir des contrôles plus efficaces, la Russie ne pourra pas participer aux mondiaux en tant que pays, cela ne veut pas dire qu’aucun athlète russe ne sera présent lors de cette compétition. La Fédération russe a en effet déposer une liste de 31 noms, parmi les athlètes russes les plus titrés, qui souhaiteraient participer à ses mondiaux sous un drapeau neutre.

Une proposition acceptable pour l’IAAF, à condition que ces athlètes répondent à certaines exigences. La fédération internationale d’athlétisme a déclaré que pour avoir le droit de participer aux championnats du monde, les champions russes devraient « n’être d’aucune manière directement impliqués dans l’échec de leur fédération nationale dans la mise en place d’un système adéquat pour promouvoir des sportifs propres ».

Selon Rune Andersen, si ces sportifs répondent à ces exigences, ils pourraient reprendre les compétitions dès les championnats d’Europe en salle de Belgrade, en mars prochain.