La plupart des pays du monde ont adopté un hymne national. Ces hymnes on les entend lors des cérémonies officielles, ou lors des évènements sportifs comme les 6 Nations, ou les Jeux Olympiques. 

Les hymnes sont des identités pour chaque pays. Ce sont des chants ou des musiques adoptés comme symbole, avec les drapeaux et les devises nationales, ils exaltent le sentiment d’appartenance à une nation. Jusqu’au XVIIIe siècle, les hymnes servaient surtout à célébrer les souverains. Beaucoup d’autres de ces hymnes se sont imposés lors de révolutions ou de luttes d’indépendance comme dans les cas de la France ou de l’Italie. Elles ont donc conservé une grande valeur symbolique pour les habitants de ces pays. Parmi les hymnes, on retrouve de vrais chants guerriers, tant dis que d’autres évoquent la paix.

HISTOIRE : Les hymnes nationaux sont presque tous de style musical européen à cause de l’influence coloniale ou religieuse chrétienne sur les anciennes possessions.

France : La Marseillaise

À sa création en 1792, lors de la déclaration de guerre à l’empereur d’Autriche, l’hymne portait le titre de Chant de Guerre pour l’Armée du Rhin. Ce chant fut repris la même année à Paris par des soldats républicains marseillais d’où son appellation La Marseillaise. « Qu’un sang impur Abreuve nos sillons », ce passage est souvent mal interprété. Le sang impur n’est pas celui des ennemis mais bien celui des sans-culottes. En effet, les aristocrates étaient censés avoir un sang pur. Au contraire, celui du peuple était impur mais celui-ci était prêt à le verser pour sa révolution. Il y a des doutes quant à la paternité de la musique. Rouget de Lisle était considéré comme un musicien-amateur par ses contemporains. Ils pensaient qu’il n’aurait pas pu composer La Marseillaise.

Angleterre : God Save the Queen

God Save the Queen ou God Save the King (Que Dieu Protège la Reine ou Que Dieu Protège le Roi.) selon que le monarque est une reine ou un roi. Le Royaume-Uni n’a pas d’hymne national officiel, mais God Save the Queen est considéré de facto comme hymne national. L’auteur des paroles comme le nom du compositeur ne sont pas connus. Le compositeur se serait inspiré d’œuvres de John Bull ou de Henry Purcell. La partition définitive de l’hymne date de 1744 ce qui en fait un des plus anciens du monde. God Save the Queen est certainement un des hymnes les plus populaires du monde.

Ecosse : Flower of Scotland

Ce solo de cornemuse nous laisse envoûtés. Il s’accorde tellement bien avec la beauté sauvage des Highlands. C’est tout simplement magnifique. L’Écosse n’a pas d’hymne officiel. Néanmoins, lors d’un sondage en ligne, les Écossais ont placé Flower of Scotland en tête des hymnes potentiels avec 41 %. Il a été composé par Roy Williamson du groupe folklorique The Corries en 1967. Cet hymne est joué lors de nombreuses manifestations sportives, notamment lors des matchs de rugby au stade de Murrayfield. Le premier couplet est alors chanté accompagné de cornemuses et le deuxième, a capella.

 

Irlande : Ireland’s Call

L’Ireland’s Call est un chant irlandais qui sert d’hymne national lors des matchs de rugby de l’équipe irlandaise, mais aussi à l’occasion de rencontres de hockey et de matchs de cricket. Cet hymne est interprété au cours de matchs internationaux, tandis que l’hymne officiel irlandais, connu sous le nom de “Amhrán na bhFiann” (La Chanson du Soldat) est chanté exclusivement lors de matchs nationaux, se déroulant en République d’Irlande. L’Ireland’s Call a été écrite par Phil Coulter en 1995 sur la volonté de la Fédération Irlandaise de Rugby, qui souhaitait unir ses supporters autour d’un hymne commun, spécifique au rugby et aux sports gaéliques. On retrouve dans les paroles un engagement patriotique fort, où les irlandais s’engagent à répondre sans hésiter à “l’appel de leur pays” (Ireland’s Call).

Italie : Il Canto degli Italiani

(Le Chant des Italiens). La musique a été composée en 1847, juste avant le Risorgimento, par Michele Novaro, un jeune patriote italien natif de Gène pour mettre en musique le texte d’un autre patriote génois, Goffredo Manelli. Ce chant eut un énorme succès auprès des révolutionnaires italiens et il le resta encore après la réunification de l’Italie. Il devint naturellement l’hymne officieux du pays en 1946 et ensuite l’hymne officiel en 2005. Cet hymne n’est pas sans rappeler la musique des opéras de Giuseppe Verdi par son orchestration magistrale et par son utilisation de la mélodie.

Pays-de-Galles : Land of my Fathers

Tout amateur de rugby qui se respecte connaît le fameux Land of my Fathers, chant mythique joué avant chaque match du Quinze du Dragon, chant d’une force incroyable quand il est repris par les 80 000 supporters du Millenium Stadium de Cardiff. Assez étonnamment, cet hymne n’a aucun statut officiel et n’est joué que par pure tradition. Le Pays de Galles n’a en fait aucun hymne national officiel ! Mais dans les faits, c’est bien le Land of my Fathers qui est accepté comme chant représentant le Pays de Galles dans les compétitions sportives et autres manifestations. Le Land of my Fathers se dit Hen Wlad Fy Nhadau en gallois, ce qui signifie « vieux pays de mes ancêtres ». Il aurait été composé en janvier 1856 par un harpiste gallois du nom de James James. La légende raconte qu’il composa ce morceau en se promenant sur les bords de la rivière Rhondda, d’où le nom initial du morceau : Glan Rhondda.