Cent ans mais toujours la même verve, le Canard enchaîné a du chien, du mordant, il l’a encore démontré la semaine dernière en dévoilant l’affaire Penelope Fillon.

Si les poules n’ont pas de dents, les canards en ont. Celles de l’hebdomadaire satirique le Canard enchaîné sont acérées, et n’ont toujours pas perdu leur vigueur d’antan. Voilà un peu plus de 100 ans que le journal se pavane dans les eaux troubles de la politique française, clouant sur place un bon paquet de personnalités. La dernière en date, Penelope Fillon, et par ricochet, son époux, le candidat LR François Fillon.

Car oui, outre le ton cinglant que prennent la majorité de ses papiers, le Canard peut se targuer d’avoir tout au long de son existence fait émerger des dizaines d’affaires. Et ça ne risque pas de s’arrêter si l’on en croit le nombre d’exemplaires vendus : un peu moins de 400 000 chaque année, et un chiffre d’affaires de presque 25 millions d’euros. Tout ça malgré l’aversion notoire de l’hebdomadaire pour le web, une visibilité exclusivement papier, donc.

Vous l’aurez compris, le Canard enchaîné est en pleine forme.