Il n’y a pas que François Fillon qui est mal barré dans cette histoire de justice. Après les fameuses révélations du Canard Enchainé, c’est au tour de Marine le Pen d’être contrôlée. La présidente du Front national est sommée de rembourser près de 300 000 € au Parlement européen avant ce soir, minuit, pour l’emploi présumé fictif de l’une de ses collaboratrices.

Marine Le Pen, accusée d’irrégularités sur la rémunération de plusieurs de ses assistants parlementaires, a toujours nié les accusations d’« emplois fictifs ». Mais elle risque de devoir ouvrir le porte-monnaie assez rapidement. En effet, la présidente du Front national a jusqu’à ce 31 janvier au soir, pour trouver les 300.000 euros que le Parlement européen lui réclame.

Ils travaillaient pour le compte du Front national en France mais étaient rémunérés au titre d’assistants accrédités au Parlement européen. Deux collaborateurs de Marine Le Pen sont dans le viseur de l’institution : Catherine Griset, assistante et ex-belle-sœur de la présidente du FN, et Thierry Légier, son garde du corps.

41 550 euros de plus

D’après les résultats de l’enquête de l’Office européen de lutte antifraude, Catherine Griset a indûment perçu 298 400 € entre 2010 et 2016 alors qu’elle exerçait une « activité reconnue » au siège du parti à Nanterre. Concernant le salaire de Thierry Légier, la présidente du Front national devra verser 41 550 € au Parlement européen avant le 28 février.

 

Jusqu’à présent, Marine Le Pen n’a fourni aucune preuve du travail de ces deux assistants à Bruxelles ou à Strasbourg. La candidate FN à la présidentielle, a accusé le Parlement européen d’agir « en violation de l’État de droit ». Quoi qu’il en soit, Marine le Pen est loin d’en avoir terminé avec cette affaire car les services antifraude du Parlement européen enquêtent actuellement sur une vingtaine de collaborateurs frontistes.