Il l’a annoncé en fin d’année 2016, Emmanuel Macron ne se dit pas de gauche. Candidat à la présidentielle de 2017, il lance le mouvement sans étiquette « En marche ». Mais s’il à déjà ses propres électeurs, Emmanuel Macron pourra cependant compter sur les votes de ces français qui ont perdu leur candidats à la primaire. Mais qui sont-ils ? 

Cyril 45 ans : « Je suis communiste depuis que j’ai l’âge de voter. La gauche de la gauche correspond à mes rêves, mais en pratique et dans le monde dans lequel on vit, je n’y crois pas. Pour moi, Hamon et Mélanchon me semblent grosso modo être les mêmes. Alors pour la présidentielle mon vote se tournera vers Macron, par défaut j’imagine, mais il semble être le candidat le plus proche de ce que je défends. » témoigne ce fonctionnaire de l’éducation nationale.

Marie 26 ans :  » Je suis militante des Républicains depuis quelques années. J’ai toujours soutenu Nicolas Sarkozy, et j’ai été très triste de le voir perdre la primaire. Aucun autre candidat de droite ne peut le remplacer, Fillon n’a pas sa classe ni son charisme. Alors en y réfléchissant bien, je me suis tournée vers Macron. On ne pas va se cacher les choses, cet homme et de droite. Il est jeune et dynamique et mine de rien, il est pour moi celui qui se rapproche le plus de Sarkozy. Alors par défaut oui, il sera mon candidat en mai. » nous explique cette étudiante en droit.

Pierre 60 ans : « J’ai voté pour Hollande en 2012, j’ai toujours soutenu le clan détesté des Hollande-Valls, alors naturellement j’étais pour Valls à la primaire. Hamon est un communiste pour moi, pas un socialiste, pas du tout. Même si Macron dit qu’il est pas de gauche, pour moi il a de vraies idées socialiste. Alors il sera mon candidat pour 2017. » témoigne ce retraité.

Ces profils différents, atypiques, semblent se succéder. Alors s’il parait évident que la défaite de Manuel Valls aux primaires de la gauche profitera à Emmanuel Macron, il semble être le candidat du « deuxième choix » pour de nombreux électeurs. Quel sera son score au premier tour ? Rendez-vous en mai…