Malgré le scandale des moteurs truqués, Volkswagen devient le premier constructeur automobile au monde. 

C’est une grande victoire pour le groupe Allemand. Volkswagen a détrôné Toyota, premier constructeur automobile depuis 2008 (sauf en 2011, après le tsunami). Il a enregistré 10,3 millions (+3,8%) de ventes en 2016 contre 10,18 (+0,2%) pour le géant Japonais qui a été affaibli par la baisse de ses ventes aux Etats-Unis et en Chine. La troisième place devrait se jouer entre General Motors et Renault-Nissan. General Motors n’a pas encore annoncé ses résultats mais a connu, en 2016, une large augmentation de ses ventes grâce, entre autres, au marché américain. Pour Renault-Nissan, c’est la fusion des deux constructeurs qui permet presque d’atteindre le cap des 10 millions de ventes. Nissan a annoncé, ce lundi 30 janvier, avoir vendu 5,6 millions de véhicules en 2016 (+2,5 %), et Renault 3,18 millions (+13,3%) grâce à l’Europe, l’Iran et l’Inde.

C’est un classement officieux. Il n’est en rien un marqueur de la construction automobile.

Volkswagen toujours visé par la justice

Depuis 2 ans, Volkswagen est touché par le scandale du « Dieselgate ». En septembre 2015, une enquête a mis au jour, aux Etats-Unis, 11 millions de voitures équipées d’un moteur truqué, c’est-à-dire équipées d’un logiciel les faisant passées pour moins polluantes qu’elles ne l’étaient. « Les tentatives de Volkswagen pour contourner les règles d’émissions et importer des voitures injustement homologuées constituent une violation flagrante des lois de notre pays sur l’environnement, la protection des consommateurs et les lois financières« , avait déclaré Loretta Lynch, ministre de la Justice de Barack Obama. Le groupe avait directement reconnu les faits et s’était engagé à verser près de 16 milliards d’euros de dommages et intérêts.

Mais l’enquête ne s’est pas refermée là. En janvier, un des responsables du groupe, Olivier Schmidt, s’est fait arrêté à Miami. Il est accusé d’avoir eu un rôle important dans la mise en place des moteurs truqués. Le 27 janvier, c’est Martin Winterkorn, ancien PDG du groupe, qui a été visé par l’enquête. « En raison des résultats actuels de l’enquête, le nombre de personnes inculpées a été élargi de vingt et une à trente-sept désormais. Parmi elles se trouve Martin Winterkorn », a déclaré le parquet de Brunswick, dans le nord de l’Allemagne. Peu après les révélations du scandale, il avait démissionné de Volkswagen.