Manuel Valls, candidat au second tour de la primaire à gauche face à Benoît Hamon, était l’invité de France Info ce mardi 24 janvier. L’ex-Premier ministre est revenu sur la polémique autour des chiffres de la participation au premier tour de cette primaire, dimanche dernier.

Forcément, Manuel Valls a été interrogé sur la controverse, qui ne fait que s’amplifier, autour des résultats du premier tour, que certains médias annoncent déjà comme étant faux. Il a immédiatement regretté ces « cafouillages« . « Je ne remets pas en cause les résultats, mais j’attends la plus grande rigueur, le plus grand sérieux, le plus grand professionnalisme, la bonne transmission pour dimanche prochain« , « il faut que l’organisation du scrutin soit incontestable », a déclaré Manuel Valls.

L’ex-Premier ministre exige à la « Haute autorité et aux organisateurs du scrutin que les choses se passent parfaitement et le mieux possible ». « Il y a un doute sur la manière dont les informations sont remontées. La démocratie ne peut pas souffrir du moindre doute. Nous sommes dans un moment historique pour la gauche. C’est son avenir qui est en jeu à l’occasion de cette primaire », a ajouté le candidat au second tour de la primaire.

La Haute autorité devrait donc prendre les choses en main après ce couac, notamment après les déclarations de certains président de bureaux de vote, « cette élection a été organisée à l’arrache« .

« 1,6 million d’électeurs, c’est insuffisant »

Dimanche 22 janvier, 1 597 720 personnes auraient voté au premier tour de la primaire, d’après les chiffres validées par la Haute autorité, dimanche à 18 heures. Pour Manuel Valls, »1,6 million d’électeurs, c’est insuffisant, mais c’est tout de même beaucoup plus que des salles de meeting (…) il doit y avoir bien plus d’électeurs socialistes ».

Concernant le prochain tour, qui aura lieu dimanche prochain, Manuel Valls a refusé de dire s’il soutiendrait Benoît Hamon, si celui-ci remportait la finale de la primaire à gauche, « Je ne répondrai pas à cette question car j’en vois tous les pièges ».

« J’attends dimanche, et je mène campagne pour gagner ».

 

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