Dès le printemps 2017, la composition des tampons commercialisés par Tampax figurera (enfin) sur l’emballage du produit. 

Il était temps ! Et c’est une nouvelle importante pour les femmes soucieuses d’avoir une information claire sur ces produits qu’elles utilisent durant leurs règles. Tampax est l’une des marques les plus populaires, et elle répond enfin à cette réclamation faite par une partie de la gente féminine. En effet, de nombreuses demandes et pétitions ont été lancées sur Change.org. Mélanie Doerflinger, étudiante, a réuni près de 260 000 signatures sur sa pétition en ligne. Cette dernière veut « permettre aux consommatrices d’acheter ces produits intimes en toute connaissance de cause, en rendant l’information facilement accessible« , explique-t-elle à 20 Minutes.

Est-ce suffisant?

Donner la composition des tampons sera-t-il suffisant? « J’attends de voir« , répond Mélanie. « Si c’est pour inscrire sur l’emballage la même information que celle qui figure sur la notice, à savoir trois ou quatre éléments de composition, c’est hautement insuffisant« . Pourtant, au mois de mai 2016, Tampax avait publié une vidéo sur la compositions de ses tampons, assurant  « la sécurité des femmes est au coeur de nos préoccupations ». Deux composants principaux : le rayonne et le coton, qui sont contrôlés et certifiés. Pour le reste des composants, on n’en sait guère plus.

Le syndrome du choc toxique

Vous en avez déjà entendu parler? Si les fabricants de tampons se veulent aussi mystérieux sur la composition de leurs produits, ce n’est pas par le plus grand des hasards. Le syndrome du choc toxique (SCT) est un phénomène encore rare, puisqu’il toucherait seulement 1% des femmes. Ces femmes seraient porteuses d’une bactérie, nommée le staphylocoque doré, qui peut se révéler dangereux lors de l’utilisation d’un tampon. De nombreux médias ont commencé à parler de ce phénomène, en recrudescence depuis quelques années. D’ailleurs, le témoignage d’une de ces femmes touchées par le SCT a permis de faire connaître ce phénomène, l’article a été partagé plus de 6 millions de fois. Lauren Wasser, mannequin de 26 ans, s’est fait amputé d’une jambe à cause d’un tampon. La jeune femme bien dans ses baskets n’hésite pas à poster des photos de sa prothèse.

😘 @noisymay ❤️

Une photo publiée par Lauren Wasser (@theimpossiblemuse) le 23 Juin 2016 à 14h14 PDT

#fbf images that changed my life…📸 @fotofetish

Une photo publiée par Lauren Wasser (@theimpossiblemuse) le 5 Févr. 2016 à 9h14 PST

Si Tampax dévoilera la composition de ses tampons au printemps 2017, cela ne mettra pas pour autant fin au syndrome du choc toxique.