Ils étaient déjà le fléau des services de police en 2015. En 2016 les cambriolages ont progressé de 9 %, malgré une hausse des personnes mises en cause par rapport à l’année dernière. Un phénomène auquel les services de police entendent bien mettre un coup d’arrêt en 2017. 

Le préfet de la Haute-Garonne Pascal Mailhos et le procureur de la République de Toulouse Pierre-Yves Couilleau ont livré lundi 23 janvier les chiffres de la délinquance dans  le département sur l’année 2016. Une délinquance toujours en hausse avec une augmentation des atteintes aux biens (+ 2,6%) mais qui reste »maîtrisée » selon le préfet qui a tenu à saluer la mobilisation et l’implication des forces de l’ordres pendant cette année 2016 où la ville rose a notamment été rythmée par l’organisation de plusieurs événements majeurs comme l’Euro de football ou encore la Fête de la musique. Même si ce bilan évoque quelques évolutions positives comme un net recul des vols avec armes (-34,8%) ou encore des vols de voitures (-6,5%), la hausse des cambriolages continue de préoccuper les services de police et de gendarmerie. Déjà en augmentation de plus de 10 % en 2015, les cambriolages enregistrent une hausse de 9 % sur l’année 2016 notamment dans les locaux d’habitation.

 

Selon Pascal Mailhos, cette augmentation du nombre de cambriolages s’explique notamment par le fait que la Haute-Garonne est un département qui connaît une forte croissance démographique ( avec + de 16 000 habitants en plus par an). En 2016 la répression a également été plus importante envers les auteurs de cambriolages qui été pourtant 513 de plus qu’en 2015 (pour un total de 980 affaires élucidées). Quoiqu’il en soit le préfet a annoncé que la lutte contre ce type de délinquance allait se poursuivre en 2017 avec pour objectif de « stopper cette progression ». Cela passera par plusieurs actions de préventions comme des distributions de flyers ou encore le renforcement de certains dispositifs de collaboration entre la population et les forces de l’ordre (opération « vacances tranquilité »), mais aussi les élus. Le préfet doit d’ailleurs à ce titre rencontrer  plusieurs maires pour en discuter vendredi 27 janvier prochain

Le bilan de l’état d’urgence

L’année 2016 a également été marquée par la prolongation de l’état d’urgence. Une situation qui touche particulièrement la ville rose où environ 300 personnes sont suivies pour des phénomènes de radicalisation. La Haute-Garonne est d’ailleurs le département où l’on retrouve le plus de signalés au sein de la région Occitanie (26%). Depuis le début de l’état d’urgence, 55 perquisitions ont en tout été réalisées sur le département (49 en 2015 et 6 en 2016). Celles-ci ont permis de placer 14 personnes en garde à vue et saisir 12 armes, plus de 500 kg de cannabis et 4 g de cocaïne. Deux personnes sont actuellement assignées à résidence dans le département.