À deux jours du premier tour de la Primaire de Gauche, Benoît Hamon clôturait sa campagne avec un meeting à Toulouse. Retour sur les moments forts.

Ils étaient 1 100 personnes, pour la plupart des jeunes, au centre de congrès Pierre Baudis de Toulouse, pour soutenir Benoît Hamon dans ce qui était son dernier meeting avant le 1er tour de la primaire citoyenne. Après les interventions de plusieurs soutiens du candidat, c’est l’ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen qui a pris la parole. « Benoît, tu es vraiment le candidat de tous les citoyens et de la gauche, je suis fier de soutenir Benoît Hamon et de lui passer la parole », a-t-il assuré. Après avoir commencé à parler de Donald Trump et de l’investiture de celui-ci, l’ancien ministre a embrayé avec l’économie solidaire et sociale, expliquant qu’il avait essayé d’en parler à Pierre Gattaz sans que celui-ci ne comprenne.
Mais le point central de discours d’une grosse heure et demi, sans notes, aura été évidemment l’écologie. Durant un long moment, le candidat aura expliqué sa volonté d’organiser une transition écologique. « Le nucléaire n’assure pas notre indépendance économique. On achète, par exemple, notre uranium à d‘autres pays. L’éolien coûtera de l’argent à l’investissement, mais deviendra progressivement moins cher que nos kilowattheures venant du nucléaire. Et ce sera de l’électricité propre. La question de la transition écologique est centrale », a-t-il exposé. Assurant être avant tout candidat à la présidentielle pour changer l’avenir pour ses deux filles, il a notamment déclaré « nos enfants respirent un air pollué ! 50 000 personnes meurent chaque année à cause de la pollution. La question des migrants telle que l’on se la pose aujourd’hui n’aura rien à voir avec celle qui se posera avec les migrants climatiques demain ». Toujours dans son idée de programme porté sur l’écologie et le socialisme, le candidat a ensuite parlé d’une rencontre avec Bernie Sanders avant d’annoncer « là où il existe un soupçon de dangerosité sur un produit, je l’interdirai immédiatement. Je prends des engagements écologiques face à ceux qui se disent écologistes, mais qui ont voté oui à Notre-Dame-des-Landes ou qui ne se battent pas contre des produits comme le Roundup« .
Faisant allusion à ceux qui disent qu’il n’a pas une allure d’homme présidentiable, Benoît Hamon s’interroge avec une moue malicieuse », C’est quoi être présidentiable ? Trump ?« . Et voulant rester sur les attaques dont il fait l’objet, le candidat est revenu sur son intention de créer un revenu universel d’existence. « Je ferai valoir un revenu universel d’existence. C’est un moyen d’éradiquer la pauvreté. Il permet d’injecter de l’argent dans l’économie. À ceux qui que le revenu universel d’existence coûtera 45 milliards d’euros, je leur répond oui, tout comme le CICE« . Après une petite dernière pique sur le candidat de la droite et du centre sur son discours à propos des migrants : « François Fillon est chrétien quand il le veut. Je ne crois pas que quand le Pape fait un appel à accueillir des migrants, il soit tant chrétien que ça ».
Au final, ce dernier meeting avant le premier tour de la Primaire, aura permis à Benoît Hamon sur sa cote de popularité dans la ville Rose et surtout auprès des jeunes avec une salle pleine et visiblement conquise.

Lire aussi : en image {Benoit Hamon à Toulouse} http://le24heures.fr/2017/01/21/3507/