Revenu en décembre sur le site historique de Palmyre, en Syrie, le groupe terroriste Daech continue de détruire le patrimoine.

Cette semaine, l’Etat Islamique a encore frappé. Il a détruit deux célèbres monuments à Palmyre, au centre de la Syrie : le Tétrapyle et la façade du théâtre romain où le groupe terroriste avait effectué de nombreuses exécutions publiques. « Des sources locales nous ont informés que Daech a détruit le Tétrapyle, un monument de seize colonnes, et des photos satellites reçues de nos collègues de l’université de Boston montrent des dommages à la façade du théâtre romain », a confirmé Maamoun Abdoulkarim, conservateur des antiquités syriennes à l’AFP.

 

 

La destruction continue.

Daech avait été chassé de la cité historique en mars 2016 après plus d’un an d’occupation. Les terroristes avaient déjà détruit une grande partie des vestiges, comme les statues ou les fresques qu’ils considéraient comme de « l’idolâtrie ». Avec les forces syriennes trop occupées à Alep ces derniers mois, le groupe en a profité pour assiéger de nouveau Palmyre en décembre dernier. « Ce nouveau coup porté au patrimoine culturel, quelques heures après que l’Unesco ait été informée d’une exécution massive dans l’ancien théâtre de Palmyre, montre combien le nettoyage culturel conduit par des extrémistes vise à la fois les vies humaines et les monuments historiques, afin de priver le peuple syrien de son passé et de son avenir », a réagi Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO dans un communiqué.