Chelsea Manning, ancien soldat devenu femme, avait été condamnée à 35 ans de prison en 2013 pour avoir dévoilé des documents confidentiels à WikiLeaks. La Maison Blanche a annoncé sa libération, en mai prochain. 

A trois jours de son départ de la Maison Blanche, le président Barack Obama choisit de marquer le coup. Mardi 17 janvier, il a annoncé qu’il accorderait la grâce à Chelsea Manning. Cette ancienne militaire qui, en 2013, portait le nom de Bradley Manning, avait été condamnée à 35 ans de prison pour avoir révélé près de 700 000 documents confidentiels de l’armée Américaine au site WikiLeaks. C’est en 2010 qu’elle s’était faite arrêtée, après avoir été dénoncée par un de ses complices. Trois ans après, la cours martiale la jugeait pour collusion avec l’ennemi et espionnage. C’est pour ce dernier chef d’accusation qu’elle a été condamnée.

Une libération saluée.

La rumeur sur la libération de l’ancien lanceur d’alerte courrait depuis quelques jours. C’est sa fragilité psychologique qui aurait fait pencher la décision du président Américain. Après près de 7 ans passés à l’isolement d’une prison militaire dans le Kansas, Chelsea Manning avait tenté de se suicider à deux reprises : en juillet et octobre 2016. Plusieurs de ses proches avaient alors lancé des appels à Barack Obama et le créateur de WikiLeaks, Julian Assange, avait même proposé son extradition aux Etats-Unis si la Maison Blanche commuait Chelsea Manning.

La décision de Barack Obama a donc immédiatement été saluée par WikiLeaks.

Edouard Snowden, lanceur d’alerte inculpé la même année pour avoir dévoilé des documents top secrets sur la surveillance de masse des américains a remercié Barack Obama.

Il ne reste donc à Chelsea Manning que 4 mois à passer en prison avant sa libération. Une libération déjà contestée par le clan Républicain.