Les autorités de l’Etat du Borno (Nigeria) ont déclenché un « plan d’urgence médicale », après un bombardement par erreur qui a fait 70 morts et au moins 120 blessés, à Rann, mardi 17 janvier.

La ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, est en alerte depuis le déclenchement du « plan d’urgence médicale ». Ce plan prévoit l’organisation des secours en cas de catastrophe. Les hôpitaux, médecins et services d’urgence de la ville s’activent pour venir en aide aux 120 blessés qui ont été victimes du bombardement et évacués depuis Rann. Médecins Sans Frontières (MSF), qui travaillait déjà dans la ville, a coordonné la réponse médicale, d’après Isa Gusau, porte-parole du gouverneur de l’Etat. Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a déployé un hélicoptère pour évacuer les victimes vers Maiduguri.

Un bombardement, par erreur.

Le bombardement a eu lieu mardi 17 janvier, dans la matinée dans la ville de Rann au nord-est du Nigéria. Un avion de l’armée de l’air Nigériane a lâché une bombe, par erreur, sur un camp de déplacés, fuyant le groupe terroriste Boko Haram. Il l’aurait confondu avec une des bases des terroristes. Médecins Sans Frontières était en mission dans le camp pour distribuer de la nourriture aux réfugiés. « Cette attaque à grande échelle contre des personnes vulnérables qui ont déjà fui des violences extrêmes est choquante et inacceptable », a souligné Dr Jean-Clément Cabrol, directeur des opérations de MSF. Mercredi 18 janvier, le Comité International de la Croix-Rouge a affirmé que le bilan s’élevait pour le moment à 70 morts, dont six employés de la Croix-Rouge nigériane.