Toujours plus de connexions autour de nous, et toujours plus de fonctionnalités sur nos smartphones. Ils sont de plus en plus utilisés, pour chaque tâche de la journée. C’est un fait, et pour ce faire, les utilisateurs ont face à eux une offre toujours grandissante d’applications mobiles. La création d’applis, une activité en apparence simple qui compte pourtant de nombreux pièges ! Gaffe où vous poser les pieds ! Oh oui !

Qui a dit qu’il était simple de créer sa propre application mobile ? Rejoindre les Tinder, Air BnB, ou à l’échelle toulousaine, Yestudent, une activité qui en fait saliver beaucoup, mais… est-ce aussi simple ?

Mathias et Jeremy baignent dans ce bain quelque peu tumultueux. Membres de la Mêlée, ils nous ont donné quelques explications, et quelques exemples, afin de réellement identifier les difficultés de l’exercice.

  • Leçon numéro 1 : Seul, c’est dur !

« Il est très rare qu’une personne seule réussisse à créer une application, et arrive à la rendre attirante pour que les gens la téléchargent« , nous explique Mathias. « On reçoit souvent des gens qui viennent nous parler de leurs applis, elles sont souvent très intéressantes, mais dès qu’on leur demande comment ils veulent la financer, quelles sont leurs plans de monétisations, ils ne savent pas vraiment quoi répondre« . En effet, les applications ont la vie dure sur les plate-formes de téléchargements. Il faut communiquer dessus, trouver des aides financières, des clients, faire de la publicité… Et on n’est pas trop de plusieurs pour s’occuper de tout ça ! Le pourcentage de chance qu’un créateur seul triomphe avec son application avoisinerait les 5%…

Le duo parfait : Il existe ! Le duo qui fonctionne dans la plupart des cas est composé d’une personne plutôt douée en technologie, pour créer un beau visuel, et d’un bon communiquant, afin que le chef d’oeuvre du premier ne soit pas délaisser, comme un paquet d’autres applications.

  • Leçon numéro 2 : Une application ne vit pas sur du vide !

« N’importe quelle application qui veut fonctionner se doit de devenir une entreprise« . Jeremy est très clair, « Si les créateurs d’applis veulent enregistrer des recettes, il leur faut une structure derrière« . La plupart du temps d’ailleurs, ce sont bien les entreprises qui font évoluer leur offre de par la création d’applications smartphones, et non le processus inverse. Une manière de faire beaucoup plus sécurisante selon les deux hommes.

  • Leçon numéro 3 : Les applications oui ! Mais il faut qu’elles servent à quelqu’un !

Les applications mobiles, tout le monde y pense, que ce soit les associations, les entreprises, ou même les mairies ou les particuliers, mais il est parfois difficile de proposer une offre vraiment indispensable. « Il est important qu’il y ait un besoin à combler derrière, une souffrance identifiée auquel va remédier l’application. Si le concept ne trouve pas sa cible, si l’intérêt n’est pas clair, on peut mettre toute la publicité et tout l’argent que l’on veut, l’appli meurt« .

  • Leçon numéro 4 : Distinguer les deux types d’applications

Il existe deux types principaux d’applications :

Les applications B to B (Business to Business) : Elles s’adressent à toutes les applications qui se destinent à proposer des services aux autres entreprises. Les recettes proviennent donc des entreprises qui sollicitent l’appli.

Les applications B to C (Business to Consumer) : Elles s’adressent à toutes les applications gratuites (ou non) destinées aux particuliers. Jeux, Applis de rencontre, etc… Le gain d’argent pour les créateurs résident souvent dans des éléments éparses, comme une version beta, ou des équipements pour les jeux, ainsi que dans les pubs. Elles demandent en général des efforts considérables pour s’en sortir.

  • Morale de la leçon : Créer et faire fructifier son appli, c’est plus facile à dire qu’à faire !

Le monde de l’application mobile est attirant, mais la réalité est beaucoup plus rude et compliquée. Même bonnes, de nombreuses applications restent extrêmement fragiles à terme, pour celles qui se font une place dans le paysage, si ce n’est mondiale (ou même nationale), au moins régionale. Il est donc important de se targuer d’un projet béton pour sortir du lot.

 

Retrouvez dans le dossier du jour notre sélection d’applis toulousaines les plus originales, et des zooms plus précis sur deux d’entre elles !