L’équipe de France de handball s’est officiellement qualifiée pour les huitièmes de finale, en écrasant la Russie (35-24). Dernier match de poule jeudi à Nantes face à la Pologne avant de rejoindre Lille samedi pour son 1/8ème.

Ils sont tout simplement inarrêtables. Certes, cette fois-ci, l’adversaire n’était pas aussi imposant que la Norvège. La Russie n’est plus montée sur un podium international depuis les Jeux Olympiques de 2004 à Athènes. Mais la manière avec laquelle les Tricolores sont rentrés dans « leur » Mondial est impressionnante.
L’adversaire de ce mardi soir a été étouffé peu à peu (35-24). Si la Russie a été la première nation à envoyer des hommes dans l’espace, les Bleus nous ont parfois fait toucher les étoiles. Au contact jusqu’à la vingtième minute de jeu, les Russes se sont littéralement éteints durant le second acte.

Jeunesse gagnante

L’enseignement de ce France-Russie, c’est l’apport des jeunes joueurs. Une intégration parfaite avec une prise de responsabilités de chacun qui va crescendo. Adrien Dipanda fait partie de ces révélations. Le joueur de Saint-Raphaël a éclaboussé de son talent et de sa classe le premier acte. A la pause, l’arrière droit avait compilé huit buts, la moitié des réalisations de la sélection française ! La messe était alors quasiment dite.

 

En deuxième période, les coachs Didier Dinart et Guillaume Gille ont pu faire une large revue d’effectifs. Et l’on a pu voir le talent dont recèle le banc tricolore. Kentin Mahé, on connaissait déjà. C’est lui qui a tenu la baraque en match de préparation contre la Slovénie. Nedim Remili, déjà un peu moins. L’arrière droit du PSG a pris la succession de Dipanda, faisant parler la puissance de son poignet. Et que dire du troisième arrière gaucher de cette équipe de France : Dika Mem. En à peine dix minutes de jeu, il a prouvé au monde entier qu’il pouvait envoyer des missiles dans la lucarne adverse.

Il y a une semaine, on évoquait ici-même la pression du résultat qui pesait sur une équipe de France en défense du seul titre encore à son actif. Pour le moment, le terrain prouve que Gille et Dinart ne se sont pas trompés en faisant appel à ce groupe de 17 joueurs (Mem appelé après le forfait de Luka Karabatic). Au vu du jeu déployé depuis une semaine sur le parquet du bouillant Hall XXL de Nantes, on est en droit de se demander qui pourrait arrêter cette dynamique. Le Danemark, champion olympique en titre ? Peut-être.
Mais en attendant, on n’a pas fini d’entendre la Marseillaise raisonner dans les salles françaises. A Nantes une dernière fois jeudi d’abord. Puis à Lille pour les huitièmes, les « Experts » étant assurés de terminer premier de leur poule. Et on espère que le chemin n’est pas prêt de s’arrêter…