Pour sa dixième édition consécutive, le projet Urb’Art revient au Campus IGS de Blagnac afin de former les étudiants aux techniques du street art, autour d’un thème social.

Depuis plusieurs années, le street art sort de la rue pour se démocratiser auprès des novices. Expositions, vernissages, il s’invite désormais dans les plus grandes galeries françaises et internationales et est enfin reconnu à sa juste valeur, comme un art à part entière. Mais pour Stéphane Lelong, instigateur du projet Urb’Art, le street art peut aussi être utilisé à des fins éducatives.

Le but de la journée: se former aux techniques du street art./ Photo Yannick Lonca

Urb’Art, c’est un événement qui a lieu depuis près de dix ans sur le Campus IGS de Blagnac, mais aussi sur ceux de Lyon et Paris. Le but est de sensibiliser les étudiants aux techniques les plus basiques du street art. Cela passe par l’utilisation des bombes, des aérosols et des poscas. Chaque année, un nouveau thème est proposé et les étudiants sont chargés de réaliser une oeuvre par personne. Une fois terminées, les créations sont exposées dans les couloirs du Campus. Mais pour Stéphane Lelong,  » les ateliers proposés n’ont pas seulement un aspect technique, ils sont également philosophiques, avec beaucoup d’humour ».

« Des ateliers techniques, mais également philosophiques »

Car derrière le thème « construire ensemble », c’est le late motive de nombreuses formations qui est représenté.  » Quand on travaille dans des milieux comme la communication, le travail de groupe est essentiel, Urb’Art ça prépare les étudiants à ça. » C’est d’ailleurs pour cette raison que cette année, les créations sont réalisées sur de grosses briques légo qui seront ensuite emboîtées les une dans les autres pour au final créer un mur. Pour que chacun apporte sa pierre à l’édifice d’un projet commun. Ce dernier sera exposé à compter du 18 janvier.

Les premières ébauches de création des étudiants./ Photo Yannick Lonca

Mais Urb’Art, c’est plus qu’un simple complément à une formation. Durant une journée, les étudiants peuvent échanger sur des thèmes sociétaux essentiels à la vie.  » A travers cette journée, on essaie d’inculquer aux étudiants des valeurs que l’on retrouve dans le street art et qui sont primordiales dans la vie de tous les jours, comme le respect de l’autre ou l’ouverture sur le monde », affirme Stéphane.

C’est d’ailleurs pour cette raison que chaque année, les jeunes du centre de formation du TFC viennent également prendre part à l’atelier. Car Urb’Art ne représente pas que des valeurs propres à une formation, mais propres à tout le monde.