Il a fait de sa passion son métier. Rencontre avec Thomas Cuvelier, 44 ans, collectionneur de vinyles depuis 1980 et disquaire à Toulouse. 

Dans la ville rose les amateur de vinyles connaissent bien la rue des lois, secteur où l’on retrouve de nombreux disquaires indépendants. C’est ici que Thomas Cuvelier a décidé d’implanter sa boutique de disques « Bullit » en 2010. Mais en réalité cela fait bien plus longtemps que ce disquaire toulousain arpente les rues toulousaines avec ses « disques microsillons », plus généralement connu sous le nom de vinyles : « J’ai ouvert ma première boutique en 2000 rue Peyrolière, mais je suis présent sur les marchés toulousains depuis 1996 ».

Le magasin « Bullit », situé 20 rue des Lois dans le centre-ville de Toulouse. Photo LA

 

Pour Thomas, les vinyles ne sont pas seulement un métier. Il est avant tout un véritable passionné de musique et aussi un collectionneur, bien qu’il refuse d’employer ce terme  « Je possède en tout plus de 3000 vinyles, mais je n’aime pas le mot collectionneur. Je préfère me définir comme un amateur de musique ». Son premier disque ? Il s’en souvient comme si c’était hier. « Back in Black, ACDC. C’était en 1980, j’avais tout juste 7 ans. J’étais un vrai fan du groupe, je me souviens même que c’était dans un Franprix en région parisienne ». Une collection qu’il a donc débuté très tôt, mais dont il a dû se séparer en partie. « Lorsque les premier CD sont sortis, je me suis mis a en acheter. Mais ça coûtait cher, et j’ai donc été contraint de me séparer de certains vinyles. Une chose que je regrette aujourd’hui car certains sont devenus très rares ». La musique occupe une place très importante dans la vie de Thomas. En plus de sa boutique, il est également présent sur les marchés toulousains les lundis , mardis samedis et dimanches, mais il lui arrive aussi de participer à des conventions pour dénicher des perles rares. « Après il m’arrive aussi de déconnecter du monde des vinyles » dit-il en riant. « Il peut très bien m’arriver de ne pas en écouter  pendant deux jours ».

Un faible pour les bandes originales et les compositeurs italiens

Dans la boutique de Thomas, le tourne disque ne s’arrête jamais. Photo LA

En choisissant de s’installer à Toulouse, il faut dire que Thomas ne s’est pas trompé. En effet la ville rose est sans doute l’une des villes françaises où il est le plus facile d’agrandir sa collection de vinyles puisqu’elle est la deuxième ville française où l’on retrouve le plus de disquaires indépendants après Paris. Dans sa boutique située 20 rue des lois, de nombreux 33 tours ornent les murs, de Nirvana à Bruce Springsteen en passant par Led Zeppellin. Mais si on demande à Thomas de n’en retenir qu’un seul le choix devient alors difficile. « On ne peut pas réduire la musique à seulement un ou deux morceaux, il y en a tellement ! « . En se creusant la tête il parvient finalement à nous donner son Top 3 : « Ennio Morricone, la bande-originale du film « l’oiseau au plumage de cristal », Magma  » Mekanïk Destruktïw Kommandöh », et le premier album de Faust« . Une liste certes non exhaustive, mais qui inspirera sans doute les nouveaux amateurs de vinyles qui sont de nos jours de plus en plus nombreux.