Comme tous les mois l’association « Résistance à l’agression publicitaire » (RAP) a recouvert les affiches publicitaires du centre-ville de papier kraft. Un acte symbolique mais qui vise surtout à questionner la population sur la place de la publicité dans l’espace public.

Ce week-end si vous vous baladiez entre Jean-Jaurès et Arnaud-Bernard vous avez dû remarquer que les affiches publicitaires été cachées par du papier kraft. Papier déposé sur une quarantaine de panneaux publicitaires par l’association RAP qui milite contre le système publicitaire actuel et son omniprésence. Télévision, radio, internet et même dans la rue, elle est partout. Ce que dénonce l’association aujourd’hui c’est l’envahissement de l’espace public par des publicités à but commerciales, « La publicité à sa place dans la société à condition qu’on aille vers elle et non pas que ce soit la publicité qui vienne vers nous sans nous demander notre avis », explique Tanguy, militant de la RAP.

Un panneau publicitaire recouvert par la RAP. /Photo : Florent Duprat

A travers ces actions le collectif essaie de sensibiliser les gens à la question de la publicité et de sa portée, « comme il y a peu de gens qui s’intéresse réellement à ce problème on les amène à se questionner ».

Des actions qui portent leurs fruits

« Depuis 3 ans on a de plus en plus de gens qui viennent vers nous durant nos actions, avec des retours très positif ». Il faut dire que la majorité des gens trouve la publicité dérangeante. Selon un sondage OpinionWay elle dérange « beaucoup » 26 % des Français sur internet et vous êtes près de 70 % sur notre sondage à être en accord avec les actions de la RAP. « La publicité est souvent sexiste, consumériste et créer de la frustration chez les gens, c’est l’inverse du respect qu’on doit au citoyen » analyse Tanguy. Et c’est avec ce constat que l’association est partie en mission séduction auprès des mairies. A Colomiers, la RAP a eu une réunion avec Laurence Casalis, adjointe au maire déléguée à l’urbanisme qui a décidé de limiter la « pollution visuelle » et a ainsi retiré 57 panneaux publicitaires de la ville.

« On veut juste montrer aux gens qu’on a le droit d’être contre la publicité » souri Tanguy. A savoir si la portée de leurs actions a un réel impact, « l’avenir nous le dira » ironise le jeune homme. Ce qui est sur c’est que la RAP compte bien s’inscrire dans le paysage toulousain.